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Avis d'experts

Ils vivent l'international au quotidien dans le cadre de leur métier d'accompagnement, de conseil ou de financement des entreprises : leur expertise leur permet d'identifier des points clés pour améliorer la pratique des entreprises.Voici les messages qu'ils souhaitent vous communiquer !

Travailler avec une entreprise indienne : les conseils du banquier !

Vendre ou s’implanter en Inde, c’est aborder un marché à caractéristique fédérale, c'est-à-dire où chaque Etat composant la fédération dispose d’une législation et d’une taxation particulières qui viennent s’ajouter aux caractéristiques climatiques, culturelles et politiques propres à chacun. Tout projet commercial est donc directement impacté par ces composantes , de sorte que l’entreprise doit assurer sa démarche :

- En identifiant dès le départ tous les facteurs qui vont influer sur la relation commerciale et la réalisation pratique de l’approche commerciale

- En se faisant aider et accompagner en matière juridique et technique par des professionnels implantés localement (et de préférence de culture française pour éviter les incompréhensions interculturelles).

Il n’y a donc pas de place pour l’ « amateurisme » : le manque d’anticipation et de stratégie claire mettra l’entreprise en danger de surcoûts, de temps passé et d’échec commercial face à des partenaires indiens à la culture commerciale par ailleurs très affûtée !

Il faut aborder le marché avec une vision à moyen terme, y investir avec mesure (la croissance indienne offre de nombreuses opportunités mais les retours sur investissements ne sont pas toujours à la hauteur de l'enthousiasme de premier abord des hommes d’affaires indiens), négocier dès le départ les conditions de paiement et bien considérer que l’Inde dispose d’un système juridique surchargé mais efficace, auquel les entreprises indiennes elles-mêmes évitent d’être confrontées.

Bien se préparer, c’est rendre possible la rencontre avec cette « incredible India » ! et ne jamais oublier le proverbe indien : les occidentaux ont la montre, les indiens ont le temps !

  • Mathieu Jouve-Villard - Directeur du Bureau de Représentation du CIC à New-Dehli

Pour en savoir plus, contact en France CIC-BRO : 02 40 12 91 37

L'Enjeu économique de l'Allemagne

L'enjeu économique de l' Allemagne

A l'heure de la globalisation et de la mondialisation des échanges, les marchés porteurs que sont l'Allemagne et la France doivent être traités avec le plus grand égard.

Les mesures fiscales françaises de la Loi de Finances pour 2009 sont en faveur des démarches d'implantation en Allemagne. En effet, le Gouvernement officialise ces avantages fiscaux destinés à faciliter l'implantation des PME à l'Etranger. Le principe de cette mesure se traduit par la possibilité pour l'entreprise de déduire de ses résultats les déficits subis à l'étranger par une succursale ou une filiale.

Certes la conjoncture économique est fragile en ces temps mais notons que le marché allemand est le quatrième au plan mondial, désormais juste derrière la Chine, avec un PIB en 2007 de 2 423 mrd € et une balance commerciale en 2008 de 199 mrd €.

L'Allemagne se caractérise tout d'abord par un poids industriel conséquent et une production manufacturière en moyenne de 2,5 fois supérieure à celle de la France. Son positionnement industriel est le haut de gamme et la technologie. Elle est le principal producteur mondial d'équipements de production "premium" et contrôle un tiers de la production automobile mondiale. La présence commerciale de l'Allemagne au niveau international en fait le 1er exportateur mondial et le 2e importateur mondial derrière les USA.

Ces différents facteurs font de ce pays un acteur stratégique et majeur pour les entreprises françaises en recherche de débouchés, notamment industriels. Pour profiter de cette dynamique "d'Economie mondiale" et de son poids, il faut y engager des démarches de pénétration solides, dotées de réelles perspectives et ambitions.

  • Amand Rufin, Président de la Chambre de Commerce Française en Allemagne.

Extrait du Guide pratique des Affaires en Allemagne - pour toute information : CCIV/WTCPF - Frédérique Dieumegard - 05 49 60 98 63 - fdiemegard@wtcpf.com

Actualité du Vietnam

La période 2015 – 2016 marque un pas supplémentaire pour le Vietnam dans son intégration et son exposition économique mondiale. Accord de libre-échange entre l’Europe et le Vietnam (en cours de ratification), entrée dans la Communauté Economique de l’ASEAN (fin 2015), Signature du Trans-Pacific Partnership Agreement… Intégration engagée depuis le début des années 1990.


Ces accords commerciaux sont des synonymes d’opportunités pour un pays comme le Vietnam dont la population en 2015 est estimée à plus de 91 millions d’habitants (3e pays le plus peuplé de l’Asean) et dont le PIB par habitant se monte est de 1 900 €. La croissance vietnamienne devrait s’élever à 6,6% en 2016.


Pays très axé sur l’ouverture de son commerce extérieur, le Vietnam bénéficie d’une situation macroéconomique stable et favorable. Croissance soutenue (6,68% en 2015) ; inflation maîtrisée (0,63% pour l’année 2015). Les exportations vietnamiennes poursuivent leur progression pour se monter à 143,5 milliards € en 2015 et les importations enregistrent une croissance de 12% pour atteindre 146,3 milliards USD. Autre moteur de la croissance, la consommation des ménages maintient sa forte croissance de 9,5% en 2015 par rapport à 2014.


Ces accords sont également pour le Vietnam sources de questionnement quant à la capacité concurrentielle de son tissu économique à faire face à la nouvelle donne que va occasionner l’application de ces accords. En effet, la structure économique du Vietnam est héritée d’une économie socialiste centralisée-planifiée qui connaît une réorganisation centrée autour de grands groupes étatiques (85 Compagnies générales, 8 consortiums) autour desquels un tissu émergent de PME se structure petit à petit.


Selon le département des statistiques Il existe actuellement 800 000 PME enregistrées (sans prendre en compte les quelque 3 millions de « foyers économiques »), mais, selon les autorités, seules environ 400 000 en sont en activités. Ces entreprises, vecteur de création de richesse et de stabilisation sociale, seront les premières à devoir s’adapter à la compétition qu’amènera cette exposition économique nouvelle.
Ce nouvel axe de développement et de renforcement des PME/PMI peut être un avantage à saisir pour les entreprises françaises alors que notre pays est un acteur historique important du développement du Vietnam (4ème bailleur de l’aide au développement), et les échanges entre nos deux pays reprennent un peu de vigueur.Les PME françaises fortes de leur savoir-faire dans les domaines où les Vietnamiens nous considèrent comme ayant une valeur ajoutée comme l’agroalimentaire, la santé et les arts de vivre, la ville durable ou encore le domaine des nouvelles technologies de l’information ont incontestablement des opportunités à saisir sur ce marché exigeant, concurrentiel et prometteur.

Viêt Pháp Strategies
Jean-Philippe EGLINGER
www.vietphapstrategies.com